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Tout d'abord, pour gagner, vous devez réunir les deux qualités suivantes :
1) Vous devez avoir un niveau de jeu technique au moins correct (jeu de position, prise en compte des côtes, évaluation des mains et des jeux pré-flop, au flop etc…, choix et niveau de l’enchère, pondération des mises en fonction des styles des adversaires présents à la table…).
2) Vous devrez être un bon gestionnaire de flux :
bien choisir le tarif de jeu en fonction de votre bankroll, poser la bonne cave en fonction du tarif choisi, savoir arrêter une partie à partir d’un certain seuil de gain ou en fonction de l’évolution des joueurs et des tapis de la table, savoir jouer le bon nombre de tables en même temps, connaître son seuil de fatigue et l’intégrer dans son seuil stop, savoir effectuer le juste cash out du site et au bon moment, savoir affecter aux tournois (en fonction du bankroll) les justes montants…
Autant 80% des joueurs du net disposent désormais d’un niveau de jeu de table correct, autant pas plus de 10% d’entre eux sont de bons gestionnaires, c’est la raison pour laquelle les tilts sont si fréquents.
En conséquence, la proportion de joueurs qui ont une chance de gagner, si infime soit –elle, représente 8% des pokéristes internautes. Et pour gagner, ces joueurs « corrects et bons gestionnaires » doivent encore relever les deux défis suivants (sans compter le prélèvement du site et les frais de transfert) :
1er défi :
Posséder et savoir exploiter une aide à la décision «logicielle» sous forme de trackers et autres programmes spécifiquement dédiés au poker. Il ne s’agit pas d’un gadget, imaginez qu’à une table cash game entre copains, une personne assise derrière vous enregistre tous les paramètres de jeu de vos adversaires, puis vous les souffle ( les côtes, les probas etc…) et qu’il vous dise avec quelles mains dans chaque position vos adversaires ont l’habitude de jouer, qu’il vous indique leurs pertes depuis « x » jours jusqu’à il y a quelques minutes, et lorsque vous quittez la table, il reste là sans interruption à continuer à enregistrer toutes les données pour vous en faire bénéficier le lendemain ou 6 mois après, et ce, sans manger ni dormir ! Les logiciels d’aide à la décision sont sans doute au poker on line ce que l’observation psychologique est au poker « live » (en mieux). La proportion des joueurs « corrects et bons gestionnaires » du net qui possèdent ce genre d’outil et savent s’en servir ne dépasse pas les 10%. Ainsi, la proportion de « joueurs corrects, gestionnaires, et traqueurs », chute à 0.8% (8%x10%).
2ème défi :
Une fois relevé le challenge ci-dessus, il vous reste à abattre -tel Saint Georges- un autre dragon et non des moindres : vous-même ! Autrement dit, il faut vous contrôler en permanence derrière votre ordinateur. Dans un poker room on line, vous êtes soumis à des épreuves psychologiques particulières :
1)Rien qu’à une seule table vous allez recevoir 3 à 6 fois plus de mains qu’en Live, et vous allez souvent jouez sur 2 à 4 tables en même temps, et donc, vos yeux et votre cerveau auront vu défiler en moyenne près de 200 mains en 1 heure !!
2)Contrairement aux clubs ou casinos en Live abritant des Poker Room, sur le net vous avez la possibilité de jouer 24h/24h sans interruption et au moins 500.000 joueurs du monde entier approvisionnent les tables en permanence.
3)Pendant que vous jouez sur le net, votre proche environnement favorise la déconcentration et nuit à la rigueur de votre jeu (vous lisez vos mails, leur répondez, allez sur facebook, écoutez la radio, regardez la TV, discutez avec des amis, répondez au téléphone etc.…) et ce, contrairement à l’environnement d’un poker room Live beaucoup plus limité en facteurs de distraction.
4)Le net favorise le looze game ou jeu facile : personne ne vous surveille, vous jouez dans l’anonymat, vos amis ou partenaires de jeu Live ignoreront tout de vos pertes, de vos bad calls, de votre curiosité maladive, de votre clic compulsif, du fait que vous jouez 80% de vos mains, et que vous tiltez un soir sur 2.
Sur le net, vous ne serez jamais ridicules, l’argent n’est pas représenté des billets ou des jetons, mais il est inscrit tout petit, personne ne peut le toucher du doigt, l’argent et la valeur des choses deviennent presque virtuels, alors on se lâche. Combien de joueurs sont conscients de tous ces facteurs de fatigue et de la déstabilisation mentale que génère le poker on line ? Et parmi ceux-là, combien d’entre eux parviennent à se maîtriser après avoir mis en place un carcan disciplinaire ou un système de contrôle mental? On estime ce nombre à 10% ! C’est la proportion (parmi les joueurs « corrects, gestionnaires, et traqueurs »), de ceux qui maîtrisent mentalement la fatigue, la perte, les bad beats, les déconnections, et autres déconvenues.
CONCLUSION : la proportion de « bons joueurs » (les gagnants) sur le net, ne dépasse donc pas 0.08% (0.8%x 10%= 0.08%), sur une population de 500.000 joueurs (hypothèse statistique moyenne).
Désormais chacun d’entre nous doit se poser la question suivante : « Fais-je partie des = 400 gagnants du net (0.08%x500.000) ? ».
Sagitarius.
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